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Les bienfaits de cuisiner: avec les enfants et pour soi

J’ai toujours adoré manger et cuisiner. Rien de complexe. J’aime la bonne bouffe, mais en toute simplicité, santé, rapide et accessible. Enfant et surtout adolescente, je me retrouvais souvent aux fourneaux. Lorsque j’ai eu mes enfants, j’ai tout de suite eu envie de les initier à la popotte. Je vois tant de bienfaits à cuisiner avec les enfants et pour soi!

Les bienfaits de cuisiner

  • Le développement de l’autonomie
    • et oui ça peut venir avec des dommages collatéraux comme du smoothie à la mangue jusque dans le salon parce que cocotte a oublié de mettre le couvercle sur le Vitamix…!
  • L’augmentation de la confiance en soi
  • L’émancipation dans la créativité
    • comme les mini guimauves que ma fille a ajouté dans ma recette de muffins santé banane-chocolat noir cette semaine 🙂
  • Le perfectionnement de la dextérité et de la motricité fine
  • L’apprentissage et la consolidation des notions de mathématiques (calcul, conversions, unités de mesure)
    • comme mon garçon qui a mal mesurer sa farine lors de sa dernière fournée de biscuits et qui a découvert une flaque de « caramel » au chocolat dans le four 🙂
  • La préparation à la vie adulte et l’autosuffisance
    • comme dans « m’man je vais me faire des oeufs ce matin »
  • Le développement d’un intérêt pour la saine alimentation
  • L’apprentissage de l’existence de divers ingrédients et aliments et de leurs propriétés
    • comme dans « je pense que je devrais ajouter un peu de graines de lin »
  • Et surtout… la découverte des plaisirs de la table!

L’intuition: c’est la clé!

Le plus beau des constats que je fais, maintenant que mes enfants sont pré-adolescents et cuisinent depuis plusieurs années déjà, c’est qu’ils ont développé une forte intuition lorsqu’il est question d’alimentation. Ils savent reconnaître un produit transformé d’un aliment naturel. Ils ont la capacité de déduire si un choix alimentaire est sain, moyennement sain ou mauvais pour la santé.

Je trouve que le fait de développer leur intuition est un atout majeur. Sans grandes connaissances scientifiques, sans devoir se remettre en question continuellement, sans angoisser, ils savent ce qu’est manger sainement. La saine alimentation les passionne-t-ils? Non. Font-ils systématiquement le bon choix? NON! Ont-ils prouvé leur capacité à viser l’équilibre? Oui! Apprécient-ils les fruits et légumes? Le poisson? Les grains entiers? OUI! Alors c’est tigidou comme on dit au Québec! Ils une fondation solide.

L’équilibre, c’est essentiel!

Les gens qui connaissent ma passion pour la saine alimentation et qui savent que je suis végétarienne croient souvent que j’interdis certains aliments dans notre cuisine. Ce n’est pas le cas. Je n’impose pas ma façon de m’alimenter à ma tribu. Certes, ils mangent moins de viande que la famille moyenne, car c’est moi qui cuisine et mes préférences impactent nécessairement mes inspirations. Mais chez nous, il y a de tout! Même des Lucky Charms, des chips et du bacon! Ce que je dis toujours à mes enfants c’est de penser à l’équilibre, de visualiser une balance qui oscille d’un côté puis de l’autre et qui se stabilise. Ils savent aussi ce que sont des lipides, des glucides et des protéines de façon sommaire. Ils comprennent que même un aliment qui est bon pour la santé doit parfois être combiné avec un autre aliment pour que l’apport nutritionnel du repas soit complet et rassasiant.

La façon de trouver cet équilibre est très personnelle et varie d’une famille à l’autre. Et c’est normal! Chez nous, les enfants ont du jus au petit-déjeuner. Le reste du temps, c’est de l’eau. Dans les lunchs à l’école, c’est une gourde d’eau, exception faite du lunch festif du vendredi dans lequel ils ont « un petit jus avec une paille » pour reprendre leur expression. Les desserts de semaine sont habituellement des yogourts, des fruits avec un peu de chocolat noir. Évidemment, on en fait pas une loi officielle et on se plaît volontiers à déroger selon les occasions qui se présentent et ce qu’on a cuisiné.

« Cooking therapy »

Cuisiner, c’est thérapeutique! Ce n’est pas seulement bon pour les enfants, C’est bon pour nous aussi. Cuisiner pour soi ou pour les autres a son lot d’avantages. Bien sûr, cuisiner maison permet de limiter les aliments industriels et de contrôler la valeur nutritionnelle de nos recettes, mais c’est bien plus que cela. C’est effectuer une tâche manuelle, décrocher des tracas intellectuels, se mettre les deux mains dedans, prendre le temps de sentir des odeurs et de reconnaître des textures. Et enfin, c’est goûter!

Personnellement, le sentiment d’accomplissement est très fort chez moi quand je mets un beau plat réconfortant au centre de la table. Je sens que je nourris ceux qui me sont chers. Je sens que j’accomplis une mission importante: apporter bonheur, réconfort et à la limite « survie » à ma tribu. Et ce n’est pas dutout nécessaire que les repas préparés soient complexes et longs à faire. Au contraire, mon sentiment de superwoman est décuplé quand je sais que je suis parvenue à faire quelque chose de franchement pas mal en très peu de temps et malgré un horaire de travail chargé!

Par où commencer?

Vous retrouver en cuisine est tout nouveau? Il ne faut pas se mettre la pression! Deux oeufs prochés, deux rôties, un sauté de champignons: ça peut être épique! 🙂 Voici quelques idées pour rendre l’exercice agréable:

1- S’inspirer

Identifier quelques sources d’inspiration à consulter chaque semaine: livres de recettes, sites de recettes à mettre dans vos favoris, comptes instagram ou Pinterest auxquels vous abonner.

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2- S’équiper

Se procurer quelques accessoires de cuisine sympathiques et utiles (pas de gadgets en quantité industrielle!) qui donneront envie de se mettre aux chaudrons! Pour les enfants, c’est une approche vraiment gagnante.

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3- Y aller doucement

Il faut y aller progressivement. Vous aimez les desserts? Parfait, commencez par cela! Au début, une seule recette par semaine peut suffire!

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4- Planifier

La mode est au « meal prepping »! Sans s’ambitionner au point de se décourager, cette approche pourrait vous plaire, car elle consiste à cuisiner à l’avance, en vue de la semaine à venir. Certains vont jusqu’à élaborer un menu de la semaine.

On peut cuisiner des repas complets ou alors miser sur la préparation d’ingrédients clés qui seront faciles à assembler: laver et couper des crudités, cuire des grains et des pâtes à l’avance (ex. du quinoa), rôtir des noix, mariner une viande, préparer quelques collations maison (muffins, barres tendres, etc.). J’aime bien aussi les overnight oats: gruau mangé froid et trempé dans du lait avec d’autres ingrédients une nuit ou quelques jours à l’avance.

Quand l’altruisme et l’amour-propre goûtent bon!

Finalement, cuisiner, c’est thérapeutique, altruiste, éducatif, utile et, surtout, savoureux! En plus, pour celles et ceux que cela interpelle, le fait de cuisiner est en lien tout naturellement avec des valeurs écologiques et d’achat local.

Le nom de ce blogue, Raison & Gourmandise, prend ici une toute autre dimension. J’adore ça!

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Raison & Gourmandise font très bon ménage dans ma cuisine! Healthy foodie @Montréal/Québec/Canada. Ma devise: poids santé & vie savoureuse. Surtout végé

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